"Shmata"?

Laissez-moi vous ramener ma science (pour les cours de Yiddish, c'est ici )

Shamata, donc, est un terme Yiddish qui désigne une pièce de tissus informe et usée, une serpillère...

shmata

En gros, un peu ça, non?

(Tu confirmes, Ariana? ;) )

 

Tout avait bien commencé, pourtant.

D'abord, j'étais tombée "en amour"  : Ici  (clic)

Simplicité, originalité, couleur que j'adore, tout y était.

Ensuite, j'avais justement,  7 pelotes de la qualité "Givre" de Phildar dans un colori bourgogne (hasard des soldes de fin d'hiver et aussi parce que j'ai beau adorer la couleur moutarde, elle ne me va pas du tout).


Me voilà donc partie bille en tête.

Le modèle est rapide et simple à tricoter (les explications d'Hélène sont très claires). Un vrai plaisir.

Au final, un petit cardigan sympa, et qui fait son petit effet sur mes deux chemises l'une blanche et l'autre à carreaux (dont les couleurs, bordeau et bleu, s'accordaient parfaitement).

 

Oui, mais voilà.... en deux lavages (à la main, pourtant), mon cardigan devint shmata....

Je n'ai jamais plus réutilisé ce fil depuis, mais je ne pense pas qu'il soit en cause.

A mon avis, le problème vient plutôt du fait que je tricote "lâche" et donc il m'aurait fallu le faire avec des aiguilles 4 plutôt que des 5.

Déçeption, donc.

 

Déçue, oui, mais nullemet découragée pour autant....

Quelques semaines plus tard, nouveau coup de foudre.

Coincée dans une file d'attente à la poste, je reluque le gilet de la dame juste devant.... Sans manche, avec des torsades et des noppes, et dans un beau fil tweed de couleur marron-chocolat.

Rentrée à la maison, vite, vite, je fais un petit croquis et je m'y mets, en suivant le même principe du "Moussaillon" d'Hélène.

Bon, je vous passe la période d'apprentissage des torsades (cris, jurons...) parce que bon, effectivement c'est pas super compliqué... 

MAIS... quand vous débutez et que le livre qui prétend vous apprendre TOUT sur le tricot, ne vous explique même pas le BABA (par exemple  de combien de mailles au total vous allez avoir besoin pour les tricoter vos foutues torsades), les choses simples deviennent vite très compliquées.

Il me restait des pelotes d'un fil Bergère de France qui n'est plus en vente, je crois (Celtic - beau rendu, mais malheureusement une majorité de matières synthétiques), cette fois, j'ai pris des aiguilles un peu plus fines, histoire d'éviter le résutlat shmata.

Voici ce que ça donne :

cardigan tresses

 Les bords rebiquent un peu, (la prochaine fois, je ne fait plus des côtes 1/1, je les fais plus larges) mais au final, pour un premier essai, je trouve que je ne me suis pas trop mal débrouillée.

C'est loin d'être parfait, mais on apprend de ses erreurs, non?

Merci Hélène, pour ce modèle que je vais me faire à "toutes les sauces" cet hiver...